Cette série d’articles présente quelques outils et moyens pour bien vivre harmonieusement cette période actuelle d’adaptation pour soi-même, ses partenaires et pour son entreprise.

Selon Nathan Bennett et G. James Lemoine (Harvard Business Review, 2014) VUCA est l’acronyme de Volatility, Uncertainty, Complexity et Ambiguity en anglais.  Né dans le milieu militaire durant la Guerre Froide, il est aujourd’hui adopté par les entreprises afin de décrire les problématiques auxquels elles font face.

Le concept VUCA exprime que la vitesse de changement actuelle, la quantité et la qualité d’informations à traiter sont devenues incompatibles avec les connaissances du XXe siècle encore utilisées par la majorité. Cela freine ou bloque la plupart des Humains qui subissent cette transformation sans la comprendre.

Par exemple, en Sciences de gestion, les indicateurs restent toujours fondés sur la physique de Newton et le monde matériel : le plan comptable de l’entreprise décompose à l’envie les fournitures ou les emballages mais ignore encore la richesse humaine (la confiance, la passion, l’engagement, la créativité…) et tout le capital immatériel (intangible asset) représentant les 2/3 de la valeur de l’entreprise.

De ce décalage entre connaissances utilisées et réalité vécue naissent de nombreuses souffrances pour les individus, pour les entreprises, et pour la Société. 

Cependant, en observant les responsables d’entreprise précurseurs et les adolescents, on perçoit une adaptation déjà en cours chez les Humains. Dans ce monde actuel qualifié de VUCA, certains parviennent à se déployer harmonieusement pour eux-mêmes, avec leurs proches, leurs collaborateurs, leur entreprise et certains créent même des innovations de rupture. 

Ces signaux faibles montrent en tout cas que le début de cette phase d’adaptation a commencé. Néanmoins, il faudra vraisemblablement une décennie pour que ces signaux faibles transforment une partie significative des entreprises.

Lors de mes accompagnements, il m’arrive de plus en plus fréquemment de traiter des addictions. Elles sont un signe d’évitement et de fuite face à la souffrance au travail, à l’école, dans sa famille, dans sa vie. La période VUCA actuelle semble augmenter significativement le nombre d’addictions (cf. article de l’INRS).

Avant de déployer toute l’intelligence infinie de l’Homme, il convient au préalable de gérer les effets non désirés de cette période de mutation VUCA. Les addictions, qu’elles soient au travail (les fameux workaholics), à l’alcool, aux drogues, aux jeux, aux achats, aux sports, à l’argent… constituent un risque de plus en plus élevé pour les individus, leur famille et l’entreprise. 

Une addiction est un comportement répété et irrésistible de faire ou de consommer quelque chose. En cela, elle est une perturbation que l’on comprend mieux en tenant compte de l’interaction entre facteurs génétiques et facteurs environnementaux tel que l’explique l’épigénétique.

L’essentiel sur l’épigénétique

L’épigénétique est une discipline récente qui s’intéresse aux mécanismes moléculaires capables de réguler l’activité des gènes en facilitant ou en empêchant leur expression. 

Elle reconsidère donc les comportements humains, les maladies, la performance, le bien-être mais aussi le bonheur (cf. cet article dans Nature).

Nous possédons tous environ 20 000 gènes. Malgré une séquence d’ADN universelle, plusieurs milliers de ces gènes sont en sommeil ou s’expriment imparfaitement.

Cela agit comme des bugs informatiques qui bloquent les capacités professionnelles (scolaires) et la performance. Les mèmes sont l’équivalent des gènes au niveau de l’entreprise et de toute forme d’organisation (j’en parlerai dans un prochain article). Ces bugs sont essentiels pour comprendre et accompagner les échecs de nos responsables, nos collaborateurs, nos entreprises, mais aussi nos adolescents de plus en plus nombreux à être en souffrance.

Selon mes constats, un pourcentage significatif de ces dysfonctionnements épigénétiques fait partie de l’héritage que nous recevons de nos aïeuls et qui est transmissible à nos enfants. Ce phénomène est connu sous le terme de transgénérationnel.

Ces bugs sont heureusement réversibles. Personne ne connaît de limite à la capacité de réversibilité des perturbations épigénétiques. Des chercheurs travaillent même sur les personnes autistes. L’épigénétique intentionnelle que nous pratiquons au sein d’ENTREPRISE 5.0, permet de « normaliser » ces gènes et ces mèmes afin de (re)trouver une vie normale, la performance, le bien-être et la confiance en soi.

Quelles que soient les addictions, les conséquences sont toutes aussi perturbantes pour l’individu ou pour l’entreprise. Lors de mes accompagnements, je propose de travailler sur cette problématique en respectant trois étapes essentielles (détaillées plus bas).

Notez que le phénomène d’addiction concerne de plus en plus d’adolescents, signe que notre modèle de connaissances n’est plus adapté au XXIe siècle. 

Pour illustrer mes propos, prenons l’exemple des Workaholics. C’est la toute première addiction que j’ai traitée en tant que coach-thérapeute. Une addiction que j’ai moi-même vécue lorsque j’étais Directeur Général. Une addiction si dévorante que j’en perdu presque le lien avec mes enfants.

Qui est le workaholic ?

C’est un bourreau de travail qui travaille 12 heures par jour. Premier arrivé et dernier parti. Il court de réunion en réunion, de projet en projet. Connecté dès 6H du matin à sa messagerie, y compris les week-ends et les vacances (peut-être me lisez-vous sur la plage ?). Il ne raccroche que pendant ses rares heures de sommeil. Aucune catégorie n’y échappe. On le rencontre aussi bien au board des grands groupes, dans les professions libérales que chez les employés. Cette addiction touche aussi bien les hommes que les femmes, et tous les âges. On ne le dit pas assez mais ce qui guette les responsables dans une entreprise organisée est encore plus vrai pour le créateur de start-ups. Passionné, confronté chaque jour à de nouvelles capacités professionnelles à acquérir, à de nouveaux obstacles insoupçonnés, il n’arrive plus à faire la différence entre un projet de vie et un projet professionnel.

Pourquoi est-ce si dangereux de devenir Addict ?

Il existe 3 risques

  • Le premier risque est bien évidemment l’épuisement. Tous les systèmes et les cellules du corps sont pollués et n’opèrent plus leur rôle pleinement pour préserver la santé. Les problèmes cardiaques, les blessures, les accidents, les maladies physiques, le burn-out se manifestent très rapidement.
  • Le deuxième risque encouru est la solitude. En oubliant sa famille et ses amis, on est vite oublié par eux et parfois, cela est difficilement réparable (j’y ai échappé, merci à mes deux enfants). Le nombre d’adolescents en souffrance de relation avec leurs parents en témoigne.
  • Le troisième risque est finalement la destruction de valeur. Pour l’entreprise c’est une perte de valeur ajoutée considérable qui prend trop de formes d’expression pour être mesurable. Pour les individus, cela entraîne des difficultés dans la vie professionnelle, personnelle et familiale qui peuvent être dramatiques. Les services sociaux le raconteraient mieux que moi.

Quels sont les facteurs déclenchants ?

Derrière chaque addiction se cache des émotions (peur, colère, tristesse) et des croyances limitantes (« il faut », « je dois », « j’ai besoin », etc.).

Comme indiqué plus haut, ces facteurs perturbants sont fréquemment d’origine transgénérationnelle et nécessitent une expertise particulière pour identifier et travailler sur la source 3, 5, 8… générations en arrière (et oui je sais, ça surprend). Cependant, même si l’origine de l’addiction relève du transgénérationnel, n’oublions pas l’existence du libre-arbitre chez l’Humain. C’est ainsi que certains individus refusent tout traitement jusqu’à la dégénérescence ou la maladie sans retour. Sachez que des solutions respectueuses de l’individu existent pour les proches qui souhaitent aider. Étant reliés au niveau épigénétique, ils peuvent agir indirectement.

Processus d’accompagnement d’une personne addict :

La première séance est essentiellement un rendez-vous d’explication, de mise en confiance, d’échanges et de tests.

Les tests révèlent fatalement des perturbations psycho-énergétiques et un désalignement conscient ou non de l’individu.

Le processus lui-même se déroule ensuite en 3 étapes :

  • La première étape consiste à purifier les organes, ainsi que des systèmes et des cellules pour que l’individu retrouve suffisamment de vitalité. Le retour à un sommeil réparateur est généralement immédiat. Souvent, les clients s’endorment profondément pendant la première séance et déclarent n’avoir jamais aussi bien dormi. Suit une relation normalisée avec la nourriture et la vie sociale.
  • La deuxième étape consiste à aller à la rencontre des émotions perturbantes, des valeurs et des croyances pour que la personne addict retrouve son autonomie et son libre-arbitre. Elle peut ainsi commencer à faire la part entre sa vie subie et ses désirs profonds. Comme indiqué précédemment, ces émotions et croyances sont fréquemment des héritages de nos ancêtres dont les effets sont parfois incompris de génération en génération.
  • La troisième étape correspond à la (re)construction sur la base d’un projet qui s’est précisé en conscience. Ce projet peut être l’occasion d’une métamorphose vers une Performance choisie, la naissance d’un réel talent et d’une vie pleinement désirée.

 En effet, il est heureux de le faire savoir à tous ceux qui le vivent directement ou indirectement au travers de proches que,  comme toute les épreuves, l’addiction est un formidable révélateur d’une nouvelle richesse à accueillir, et un pas en avant vers son accomplissement. Un mal pour un bien, vraiment, vraiment bien.

C’est pourquoi ENTREPRISE 5.0™ accompagne ceux qui souhaitent sortir du chaos et guide l’entreprise vers un monde plus juste, plus humain et plus durable.

Une thérapie, quelle qu’elle soit ne se substitue pas aux conseils et traitements proposés par les professionnels de la Santé. 

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